A nos sept adhérent.e.s,
To the team of School For Chiapas,
Aux travailleurs et travailleuses de l’éducation qui nous soutiennent,
Para la Frayba,
A la cantine du mercredi de la Cale,
Aux ami.e.s qui luttent contre le néolibéralisme et pour l’humanité,
Du 31ième anniversaire du soulèvement au Chiapas jusque l’équinoxe de printemps 2025, nos soutiens rebelles nous ont permis de soutenir trois programmes dans différentes géographies.
D’une part, nous avons soutenu des programmes de School for Chiapas : ces soutiens ont permis de fournir des livres, de construire des écoles, de fournir du matériel médical, d’organiser des ateliers et d’aider les communautés à se rendre aux assemblées de défense du territoire mais aussi pour des moyens de transport à des collectifs de femmes indigènes de tout l’État pour qu’elles se réunissent à l’occasion de leur assemblée semestrielle.
D’autre part, nous avons soutenu la Frayba, Centros de derechos humanos Fray Bartholomé de Las Casas. Le modeste soutien de notre contribution sert à défendre les droits humains au Chiapas.
Enfin, nous avons soutenu la cantine du mercredi de la Cale, 16 rue Royet à Saint Etienne. C’est une cantine chouette, à prix libre, en soutien à des luttes et à des trucs. On trouve qu’iels font beaucoup mieux, avec moins de moyens, que beaucoup d’associations de lutte contre la précarité alimentaire. C’est que, contrairement aux associations libérales, cette cantine ne sépare pas le «bénévole » du « bénéficiaires » ; les gens du quartier y cuisinent et y mangent ensemble et chacun.e y participe de sorte que toustes y soient acteur.ice. C’est parce qu’iels ont construit un lieu et une temporalité conviviale, dans la dignité et la copainerie, que nous avons choisi de les soutenir. Alors, c’est modeste, mais nos cotisations ont permis de fournir cette cantine en café rebelle et zapatiste.
Tout cela, même si c’est très modeste, c’est le fruit des soutiens rebelles et on vous en remercie.
En terme d’activité éditoriale, l’équipe de DEPC est très heureuxse de vous présenter une édition pirate de La mort absurde des Aztèques de Mouloud Mammeri. On ne saurait également que trop vous conseiller la lecture, et/ou l’impression, de J’ai pas choisi d’être homo, mais je décide d’être pédé.e de colinverti. D’autres exclusivités devraient être publiées d’ici peu. Si, à tout hasard, vous avez des projets d’édition et/ou auto-édition, contactez-nous : nous serions ravis de partager nos outils, nos connaissances mais aussi d’apprendre de vos pratiques à vous ; c’est un peu cela notre conception de l’éducation populaire.
Alors, en ce moment, dans de nombreuses géographies et climats, le ciel s’assombrit sous la couleur des autoritaires. Evidemment, nous pensons à l’arrestation d’Imamoglu mais aussi à l’interdiction de la recherche dans les universités américaines des travaux autour de la diversité, de l’équité et de l’inclusion. Aussi, nous adressons nos sincère salutations libertaires aux éducateurs.ice.s et aux activistes de School for Chiapas ; et nous leur souhaitons le meilleur tant pour leurs luttes locales que leurs luttes internationales. Aux Assistants d’Elève en Situation de Handicap, aux psychologues de l’enfant, aux professeures de français et/ou de fle en Europe et au Proche-Orient; nous vous adressons nos plus sincères et chaleureuses salutations, et nous vous invitons à nous partager votre expérience de l’enseignement avec nous, et de vos luttes pour une école plus juste et inclusifve. En France, nous subissons aussi les effets de cette internationale réactionnaire ; l’extrême droite se présente comme respectable et « victime du système », et cela parce qu’ils sont coupables de détournement de fonds publics. Alors, vous voyez, nous, on a pas beaucoup de moyen ; mais 99,02% des soutiens rebelles sont directement affectés aux luttes, et 0,8% pour les frais de prélèvement. De l’autre côté, le soutien à la Palestine, les luttes écologistes, les luttes pour le logement etc… sont systématiquement criminalisé.e.s. Mais les luttes, même dans des géographies et climats très différentEs, peuvent s’entre-nourrir ou tout du moins s’entre-éclairer, s’entre-apprendre.
C’est, tout du moins, vers là que nous voulons aller, et vers là que nous faisons des tentatives ; que nous apprenons en faisant.
A la septième assemblée du Mouvement des femmes en défense du territoire contre les mégaprojets, les monocultures et les division, les femmes en lutte au Chiapas et au Mexique ont pu dresser des constats et s’organiser. Elles déclarent, entre autre, que « la vente et la consommation de drogue chez les jeunes et les enfants suscitent une grande inquiétude, en particulier dans les écoles. Il y a de la souffrance liée à la disparition des gens, à la dépossession des terres, à la marchandisation de la vie et à la criminalisation de la jeunesse. » Elles parlent également de la lutte contre un grand projet inutile, l’autoroute San Cristobal-Palenque. De quoi rendre son internationalisme à nos luttes contre l’A69 ou contre la ligne de train Lyon-Turin! Elles déclarent ensuite : « nous partageons que nos souffrances nous viennent de l’insécurité, du coût croissant des denrées alimentaires de base, de la disparition des jeunes et des femmes, de l’usurpation des terres, du machisme, de la criminalisation des luttes, de l’incertitude et de la peur. Les causes de ces souffrances viennent de l’usurpation des terres par le crime organisé, l’imposition d’un nouveau groupe armé autorisé, les forces de réactions immédiates de Pakal (FRIP), de grands projets tels que l’Interoceanic, et l’indifférence d’une grande partie de la société face à ces dépossessions. »
Alors la modernité capitaliste nous promet un désert de béton brulant, de canicule et de sécheresses. Dans notre géographie, une lutte pour l’eau a réussi : les méga-bassines de Sainte Soline sont finalement déclarées illégales. Mais, les luttes pour l’eau continuent : les monocultures assèchent les sols, et le mode de production capitaliste est la cause du dérèglement climatique, dont un des effets est l’augmentation en fréquence et en intensité des épisodes de sécheresses et de canicules. Toutes ces luttes sont comme des oasis dans le désert, et d’ici le joli mois de mai, ou peut être d’ici la prochaine équinoxe, nous projetons d’éditer quelques documents pédagogiques sur le cycle de l’eau et les multiples luttes qui concerne sa distribution, son débit, son extraction, son contrôle et même son assèchement.
Mais d’ici là, pour vous souhaiter une bonne persévérance dans vos luttes, qu’elle soient à Lyon, à Rennes, à Istanbul, à Imperial Beach, à San Cristobal ou en toute autre géographie, et puis si vous aimez danser sur du punk énervé aussi, on vous laisse avec une nouveauté d’ODC, une belle et survoltée anarchive locale

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