L’organisation STAR a été fondée en 1970 a New York par Marsha P. Johnson et Sylvia Riviera, deux femmes trans travailleuses du sexe racisées, figures importantes de la lutte LGBT à l’époque des émeutes de Stonewall et après. La maison STAR, dont le loyer était payé avec l’argent du travail du sexe de Sylvia et Marsha, recueillait des jeunes personnes queer sans abri.
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RÉVOLUTIONNAIRES DE L’ACTION DES TRAVESTI·ES DE RUE
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S.T.A.R.
L’oppression des travesti·es d’un sexe ou de l’autre provient de valeurs sexistes. Cette oppression se manifeste à la fois chez les hétérosexuel·les et les homosexuel·les hommes ou femmes, sous diverses formes : exploitation, humiliation, harcèlement, passages à tabac, viols, meurtres.
A cause de cette oppression de nombreux·ses travesti·es sont contraint·es à la rue où nous formons une alliance forte avec nos sœurs et frères gays de la rue. Nous faisons partie de celleux que nous représentons ; nous faisons partie des armées révolutionnaires qui luttent contre le système.
- Nous voulons le droit à l’auto-détermination et à disposer de nos corps. Le droit d’être gaies, n’importe où, n’importe quand. Le droit aux changements physiologiques libres, gratuits et à la demande. Le droit de s’habiller, de se parer comme bon nous semble.
- La fin de toute discrimination à l’emploi des travesti·es des deux sexes et des personnes gaies de rue, à cause de leur tenue.
- La fin immédiate de tout harcèlement policier et des arrestations des travesti·es et gaies de rue, et la libération des travesti·es et gaies des rues qui sont en prison, ainsi que de tous·tes les autres prisonnier·es politiques.
- La fin de toutes les pratiques qui nous exploitent de la part de docteurs et psychiatres qui travaillent dans le domaine du travestissement.
- Les travesti·es qui vivent en tant que membres de l’autre genre devraient pouvoir obtenir des papiers avec la mention qui leur correspond.
- Les travesti·es et gaies de rue, et toutes les personnes opprimées doivent avoir accès à l’éducation, la santé, les vêtements, la nourriture, aux transports et au logement gratuitement.
- La fin de l’exploitation et de la discrimination contre les travesti·es au sein du monde homosexuel.
- On veut un gouvernement révolutionnaire du peuple, dans lequel les travesti·es, les gens des rues, les femmes, les pédé·es, les noir·es, les portoricain·es, les autochtones et toutes les autres personnes opprimées sont libres, et où on se fait pas niquer par un système qui nous traite comme de la merde et nous tue comme des mouches, les unes après les autres, et nous balance pourrir en taule. Ce mauvais gouvernement qui dépense des milliards pour aller sur la lune et laisse les américain·es prolos crever de faim.
POUVOIR AUX PEUPLES
S.T.A.R
NDT : Nous avons choisi de garder le terme « travesti·e » présent dans le texte anglais original. En effet, dans leur géographie et temporalité, ce terme désignait ce qu’on préfère appeler ici et aujourd’hui des personnes trans.
Traduction : Mabeuko Oberty et Emma Bigé, pour la collective t4t X Nar pour DEPC

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